Le genre de film qui calme, primé à Cannes la semaine dernière.
Archive for juin, 2007
Les hologrammes rendent le défilé tout simplement magique.
A quand des animations de ce type en vitrine et en street marketing ?
Adam Greenfield vient de publier un article magistral en anglais sur l’experience design.
Je m’essaye à restituer ici en français ce qui me semble le plus pertinent à retenir.
Nous vivons dans un monde dans lequel “produit” et “service” ne font plus qu’un.
L’ubiquité propre aux réseaux dans lesquels nous nous inscrivons aujourd’hui pousse chaque produit à coexister avec d’autres produits ou services.
Et cela de manière beaucoup plus poussée que par le passé.
Un designer ne peut plus raisonner de manière unitaire, il doit nécessairement prendre en compte les utilisations et produits connexes.
Le cas d’école lié à ce raisonnement est évidemment l’Ipod.
Apple a compris avant les autres que la portée aspirationnelle d’un lecteur MP3 était insuffisante.
Ainsi, l’Ipod est-il marketé autour du lecteur MP3 lui-même, de la suite logicielle iTunes et du service en ligne iTunes Music Store.
Et c’est là qu’on commence à parler d’expérience.
Ouvrir la boite du produit, le brancher à son ordinateur, manipuler les menus du lecteur MP3, faire sa sélection de musique ou acheter en ligne. Apple a concu l’experience Ipod avec une seule et même philosophie de conception pour toutes les étapes du service : une expérience plaisante de bout en bout, et capable d’inscrire durablement le service Apple dans l’intimité du consommateur.
Une démarche holistique
Ce qu’il faut retenir de cet exemple, c’est cette aptitude à extraire le produit de son cadre naturel et le replacer dans celui de son usage véritable.
Pour simplifier, ça revient à décider de ne plus vendre des moteurs lorsque le marché est prêt à acheter des voitures (le moteur et tout ce qui va avec).
Ou bien encore, plus récemment, Lexus qui propose un service d’information sur le trafic routier en temps réel pour tous ses clients…
Oui, mais alors l’experience designer dans tout ça ?
L’experience designer est un mutant à mi chemin entre le sociologue et l’architecte techno, capable de prendre en compte les différents niveaux d’imbrication de service auquel le produit qui l’intéresse est associé.
Cela donne :
1/ Créer un produit
2/ Penser les produits ou services connexes pour :
- les marketer soi-même au besoin,
- anticiper/accepter que d’autres les marketent pour vous.
Ce qui est rigolo, c’est que l’auteur cite la théorie acteur/réseau mise au point par des chercheurs français dans les années 80.
Une fois de plus, nous sommes très fort pour la théorie, et ce sont les américains qui concrétisent pour faire du blé. Mais passons…
Une chaussure Nike + un baladeur Ipod + un service en ligne pertinent = Nike+
Plus édifiant encore, Nike+ l’exemple le plus récent de “branded utility” (utilité de marque).
Tout d’abord limitée aux chaussures Nike Free et à l’iPod nano, le concept Nike+ est encadré par ces restrictions protectionnistes.
Quelle perennité pour le système ? Nike et Apple n’ont ils pas intérêt à l’ouvrir ?
Autoriser l’utilisation avec une paire de basket d’une autre marque ou un baladeur MP3 concurrent ?
Au final, les marques à succès de demain ne sont-elles pas celles qui “produisent” les meilleurs expériences et qui laissent les consommateurs libre de les remodeler ensuite à leur guise ?
La marque écoute et initie. Le consommateur dans sa dimension collective réagit et adapte.
Une conversation démarre…
… et des nouveaux métiers voient le jour :
Experience Designer ?
Conversational Architect ?
Idris Mootee est un “innovation strategist”, un stratège de l’innovation.
Il s’intéresse plus particulièrement à l’application business des nouvelles technologies et aux toutes dernières innovations dans ce domaine.
Il extrapole sur la base des récentes acquisitions de Google pour exprimer les traits caractéristiques de la stratégie du groupe pour les années à venir.
En une seule phrase, ça donne : “Where you go, I will follow”.
Ca mérite quelques explications.
Google a racheté Riya, un outil de reconnaissance d’objets ou de personnes dans les photos.
Application concrète la plus évidente : Picasa.
Permettre aux utilisateurs de la suite applicative photo de Google de dire une fois pour toute qui est une personne et autoriser le logiciel à détecter cette personne dans toutes vos autres photos automatiquement.
Par ailleurs, Google dispose de :
- votre boite email gmail pour analyser votre carnet d’adresse et vos correspondances.
- vos données de navigation sur Internet via DoubleClick.
- vos photos dans Picasa.
- etc.
Alors, on peut imaginer le scénario suivant comme plausible :
1/ Delphine est dans mon carnet d’adresse Gmail et fait partie de mes photos Picasa.
2/ Delphine va sur le site Fnac.com, consulte la fiche d’un produit, le met dans son panier, puis quitte le site.
3/ Je me rends dans un point de vente FNAC, la caméra à l’entrée du magasin me reconnait et suit mon parcours tout le long de ma visite.
4/ Lorsque je m’arrête devant le produit que mon ami a consulté, une petite vignette numérique m’indique :
“Votre ami Delphine a ajouté ce produit dans son panier, achetez le maintenant et bénéficiez d’une réduction exceptionnelle de 10%”.
Je m’arrête là, mais les limites de ce système de tracking de l’individu sont tellement puissantes qu’elles en deviennent proprement terrifiantes.
Un sociologue américain a mis en évidence une rupture sociale entre les riches de FaceBook et les pauvres de MySpace.
Facebook, ses étudiants surdiplomés…
MySpace, ses musiciens bohèmes…
Internet serait donc un miroir des inégalités, on m’aurait menti ?
WetPaint, le wiki facile
Le wiki, tout le monde connait.
Seulement, les solutions Open Source sont un peu délicates à utiliser ergonomiquement parlant.
Autant dire que pour des chercheurs ou des informaticiens pour qui travailler en mode collaboratif est naturel, le Wiki est depuis longtemps un outil pratique.
Pour le grand public en revanche, je n’avais rien vu jusqu’alors qui me donne envie d’utiliser un wiki pour un truc simple.
Par exemple pour inviter les gens à mon anniversaire le 12 juillet prochain !
C’est chose faite avec WetPaint dont la simplicité d’utilisation est sans égale !
Jugez-en par vous-même.
Pour ceux parmi vous qui n’avaient pas pris la peine de lire l’article en anglais, voici le fameux plaidoyer pro-français de Bill Maher en vidéo.
Sean Penn sur la plateau tv a l’air de bien se poiler…
BumpTop Desktop
Une démonstration vidéo d’un système ergonomique innovant : BumpTop.
Uniqlock
Difficile de savoir qui en est l’auteur, il est italien en tout cas à en juger par son accent.
Une bien sympathique vidéo qui préfigure quelques grandes évolutions du 21ème siècle.
En ce moment, je lis le dernier bouquin d’Attali dans le même esprit.
Je reviendrai bientôt dessus dans ce blog.
Encore David Armano, avec une présentation intéressante surtout à partir de la slide 32.
Une adolescente protège sa PlayStation3 des cambrioleurs en dégainant son katana.

Ces derniers prennent la fuite avant d’être rattrapés par la police.
Absurde et drole.
MMO Metrics
Difficile de mettre la main sur un classement à jour des mondes virtuels les plus populaires.
MMOGCHART n’est plus à jour depuis 1 an.
Et puis GigaOM a publié un classement détaillé hier.
GigaOM c’est un service américain d’information sur les nouvelles technologies. Autant dire qu’ils font partie des sites à suivre pour se tenir au courant sur le sujet.
Envie de faire découvrir le site web d’une petite agence de consultants installés au Japon.
Ils sont américains je crois.
Un style rédactionnel fluide et agréable, l’anglais comme on l’aime !
Et puis surtout, le site web est un moteur Wordpress (comme mon blog) avec un habillage original concu à l’image de ce qu’ils recommandent à leur client.
A savoir :
1. User Interface = Brand
Interface utilisateur = Marque
2. Design is how it works and not only how it looks
Le design appliqué au web ce n’est pas seulement à quoi ça ressemble mais aussi et surtout comment ça marche.
3. Simplicity
Simplicité
Ils commercialisent d’ailleurs l’habillage WordPress à 1499 dollars, rien que ça !
Il justifie ce prix par le jus de neurone que cette skin est sensée incarner…
J’aime beaucoup l’article sur McDo, à ne pas manquer :
The interface of a cheeseburger
L’auteur justifie ses visites chez McDo par “l’interface McDonald’s” qui est en soi une promesse de simplicité.
Une floppée d’articles très intéressants puisque l’auteur projette d’écrire un livre sur le sujet.
Je n’avais jamais l’effort de lister objectivement les critères de réussite dans nos métiers.
Et pourtant, ils sont sacrément obscurs pour un débutant. En tout cas, personne ne m’a expliqué tout un tas de choses essentielles pour réussir.
Et puis je suis tombé sur le nouveau blog d’Advergirl :
Une trentenaire américaine qui a su trouver les mots pour l’exprimer très clairement.

Les 10 points importants, en m’inspirant de son excellent travail et à la lumière de ma propre expérience :
1/ Ne pas se contenter d’exécuter ou faire exécuter les demandes du client
Si on ne dit jamais « non », cela signifie implicitement que son argent investi dans l’agence est gâché. Nous sommes engagés pour exercer un rôle conseil avant toute autre chose.
2/ Le client est la star
Il prend les décisions en suivant ou pas nos recommandations. Notre rôle est de lui apporter toutes les billes pour décider, lui suggérer l’action qui nous semble la plus appropriée. S’il en décide autrement, il faut savoir rester dans son rôle et accepter ce choix.
3/ Ne pas accepter un « non » sans justification
Encourager le client à justifier ses choix. Cela conforte souvent sa décision ou au contraire laisse la possibilité d’élargir le débat aux tenants ou aboutissants. Dans tous les cas, c’est bénéfique.
4/ Se mettre dans la peau du client
Un bon exercice de recul sur soi : être amené à nous intéresser à l’autre plus que d’ordinaire. Quelles sont les motivations profondes du client ? Dans quel contexte s’exerce son métier ?
5/ Savoir parler d’argent de manière décomplexée
L’argent n’est un problème que si on le considère comme un paramètre isolé du reste. Le client a un budget à sa disposition pour faire réaliser un travail. Autant y faire référence clairement et sans tabou comme un moyen d’aboutir à un résultat. Le tout est de l’aider à se persuader de la pertinence de l’investissement proposé.
6/ Communiquer l’enthousiasme !
Auprès des équipes en interne, nous représentons le client, et auprès du client nous représentons l’agence. Nous sommes à tout moment l’image la plus fidèle et la personne la plus influente pour motiver les troupes. Il faut faire usage de cette position. C’est même essentiel !
7/ Faire du prosélytisme et aider le client à en faire
Valoriser le travail effectué auprès de tous les gens qui gravitent autour de l’agence et de l’annonceur. Politiquement, le client est souvent en position de présenter ou justifier son travail. Il compte sur son prestataire pour lui fournir tous les éléments de réassurance nécessaires (éléments chiffrés, estimations, calculs de ROI…).
8/ Un cœur et un cerveau
Sans même nous en rendre compte, nous jouons alternativement un rôle de « meilleur ami » ou de « mentor ». Rarement les deux à la fois. Or le client a besoin de cette double casquette. Idéalement, deux personnes complémentaires font l’affaire. Sinon, il faut jongler entre les deux.
9/ Le coup d’avance
Partir à chaque réunion avec un truc intéressant à raconter, en rapport avec la réunion ou bien mettant en perspectives des opportunités.
10/ Ne pas oublier que nous sommes le bon moment de leur journée
La plupart de nos clients travaillent dans un environnement complexe, ils vont de réunion en réunion et compte beaucoup sur l’agence pour égayer ce rythme de travail souvent monotone. Amener de la gaieté, des anecdotes et un rapport humain franc, honnête et sincère contribue à la relation tout autant que le reste.
Et puis ne pas oublier de lui léchouillez l’oreille (cf. l’image plus haut) et notez dans un coin le nom de ses enfants. C’est la moindre des choses !
Une vidéo vraiment insolite pour le coup.
Un de mes blogs favoris, celui qui a le plus influencé le regard que je porte sur mon métier.
Une belle inspiration pour quiconque travaille dans le web et cherche à optimiser les méthodos de travail.
Dans ce billet, il raconte aussi ce que lui a apporté son blog et plus spécifiquement le fait de partager le schéma ci-dessous.
Sans être un spécialiste, j’apprécie les bons vins, et prends beaucoup de plaisir à en découvrir de nouveaux.
Snooth en est le nouveau réseau social de niche, mis au point par une petite équipe d’américains.
Le CEO, Philip James, est un ancien du commerce du vin, apparemment rompu aux techniques de vente par correspondance.
Il a levé 300 000 $ en janvier, signé des deals en avril, fait développer le site qui est maintenant lancé mais encore en “stealth mode” (uniquement communication par voix RP).
Ils n’ont pas encore finalisé toutes les fonctionnalités mais c’est déjà très convaincant tant sur la forme que sur le fond.
Souhaitons leur bonne chance.
Une nouvelle initiative des acharnés de l’Internet alternatif et indépendant.
Après Gandi dans le business du nom de domaine (racheté au grand trublion de l’Internet, j’ai nommé Valentin Lacambre), ils ont décidé d’investir la création de site perso.
Avec un nouveau service : MoonFruit.
On y retrouve tous les outils du web moderne au service de la page web personnalisée sans la moindre ligne de code.


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